3e lundi du mois de 17h30 à 20h (salle 11, 105 bd Raspail), du 20 novembre au 18 juin.
Lors des années précédentes, ce séminaire a examiné la manière dont les sociologies pragmatiques abordent la question du changement social. Ces réflexions seront prolongées à partir de la production des causes transnationales ou internationales. Les séances interrogeront à la fois les contraintes auxquelles doivent satisfaire des alertes ou des dénonciations pour être portées et rendues incontournables sur une « scène internationale », et les dispositifs qui contribuent à la formation d’arènes cosmopolitiques dotées d’une légitimité suffisante pour permettre une coordination et une régulation à l’échelle internationale. La gamme des dossiers étudiés sera ouverte mais on regardera en priorité les modes de transformation des dossiers sanitaires, environnementaux ou technologiques. En étant attentif aux différentes échelles spatio-temporelles auxquelles ont recours les acteurs, on analysera les processus d’élaboration des instances, des standards et des textes (conventions, chartes, codes, règlements) et la manière dont ils sont discutés et mobilisés, ou non, dans des cadres nationaux ou locaux. La définition de la « communauté internationale » ne peut se réduire à l’organigramme de l’ONU, car de multiples acteurs peuvent l’invoquer ou chercher à l’incarner. Ses modes d’existence sont variables et on suivra ses réélaborations continues au fil des crises et des processus de négociation qu’elles engendrent. L’engagement de la « communauté internationale » repose sur des jeux d’acteurs et d’arguments qui n’ont pas les mêmes formes d’ancrage ni les mêmes logiques de globalisation, ce qui se traduit par des différences importantes dans l’évolution des différents dossiers et surtout des rapports de forces qu’ils rendent manifestes.
Le déploiement de l’analyse sociologique sur de tels processus suppose l’organisation coopérative des enquêtes, la mise en commun d’outils de description et la mise en place d’un réseau de partenaires internationaux. Le séminaire offrira ainsi l’occasion de réfléchir à la manière d’équiper le « point de vue cosmopolitique » qui, selon Ulrich Beck, s’impose aujourd’hui aux sciences sociales.
Renseignements : GSPR, EHESS, 131 bd Saint-Michel 75005 Paris, 01 53 10 53 87.
Site web : prospero.dyndns.org:9673/prospero/acces_public/0611_GSPR_EHESS
Courriel : gspr@ehess.fr
Séminaire ouvert aux étudiants de master 2.
Programme
des
séances
20/11/2006 Francis
Chateauraynaud : Alertes et
critiques à l’échelle internationale. Tout un programme.
18/12/2006 Didier Torny : De
l'alerte comme
fondement de l'action normative de l'OMS : la révision du
Règlement Sanitaire
International (1995-2007).
15/01/2007
Patrick
Trabal : L’Agence mondiale anti-dopage.
19/02/2007 Soraya Boudia
(Université de
Strasbourg) : La constitution du système international de
régulation des
risques de la radioactivité.
19/03/2007
Amy
Dahan (CNRS) : La gouvernance du régime climatique,
entre science,
expertise et politique.
21/05/2007 Francis
Chateauraynaud : Mouvements
anti-guerre et mesures de l’horreur. Le chaos irakien.
18/06/2007 Nathaly Jimenez :
L‘intérêt national
à l’épreuve de la violence. Le conflit colombien.
Dernière modification : Nov 5, 2006 6:57 pm
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